Voici la suite:
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Yerstin ouvrit les yeux, sa chambre baignait dans la pénombre. Des gouttes de sueurs coulaient sur son front. Il ouvrit la fenêtre de sa terrasse et observait le ciel avec insistance. De temps à autres, une vulture passait dans les airs aussi silencieuse que le frottement du vent sur les rideaux. Le pou de Yerstin se calma peu à peu. Le rêve qu’il venait de vivre le tourmenté encore et il décida de retourner se coucher. Mais le reste de sa nuit fut agité, très agitée.
Une douleur intense dans la jambe réveilla le capitaine. Les murs avaient changé et étaient maintenant noirâtres pleins d’éclats de sang. Yerstin avait bien rêvé, mais de ce moment de calme et de sérénité dans ses appartements. IL arracha un morceau de sa chemise pour contenir l’hémorragie. L’interrogatoire des orks avait été plus qu’éprouvant pour lui et des coupures lui parcouraient tout le corps. Des échos de rires s’échappaient de la porte. Les mains du capitaine étaient maintenant libérées et il décida d’explorer la pièce. Le local était assez spacieux pour une prison, des ossements jonchés ici et là le sol et une odeur ambiante de brûlé était présente. Une faible lueur au plafond rendait invisible les coins de la pièce. Yerstin s’approcha du cadavre de l’officier impérial. Après une fouille minutieuse, il trouva un couteau de poche, une radio en mauvaise état et un pack de survie. Il décida ensuite de chercher la source de l’odeur et il aperçut une petite trappe de ventilation non loin du cadavre. Celle-ci était juste assez grande pour laisser passer un homme de taille moyenne et après avoir dévisser les boulons à l’aide de son couteau, le capitaine s’y engouffra.
Après plusieurs heures à ramper difficilement dans ce labyrinthe, Yerstin se retrouva devant un gigantesque hall où une immense armée ork était présente. Le capitaine reconnut sur une estrade en plein milieu de la foule le gros mek’. Il resta caché derrière la grille.
« On a eu lé zoms é leur machines ki pèt ?
-Ouai !
-On a eu l’batîment avec toutes lé zarms ?
-Ouai !
-Maint’nan on va conkérir toute la planète pour not’ seigneur Ghaghkull !
-Ouai, vive le boss, vive Ghazghkull !
-Tou lé zorks viendront avec nous et on détruira lé zoms !
-Waaagh ! »
L’engouement des orks était à son paroxysme et Yerstin resta longtemps à les observer hurler, jouer de leur kikoup’, tirer dans tous les sens. Les orks projetaient donc de conquérir la planète pour attirer le plus de leurs semblables et ainsi continuer leur expansion. Yerstin avait déjà entendu ces histoires de Waaagh où dit-on les orks seraient invincibles. Une telle catastrophe était déjà arriver dans le secteur en ruine d’Armaggedon et où un «exterminatus » avait été ordonné. Le capitaine avait aussi entendu parler de ce Ghazghkull, ce prophète de la waaagh dont l’impérium craint l’influence et la puissance grandissante.
Une douleur fulgurante dans la jambe rappela à Yerstin qu’il fallait à tout pris quitter cet endroit. Mais bientôt, il remarqua que toutes l’armée ork étaient en manœuvre. L’assaut final n’allait pas tarder…